Ardam-Electrolux, soutenir l’emploi...

Le 22 octobre 2012, l’annonce de la décision unilatérale de la fermeture du site rentable Electrolux de Revin, au profit de celui d’Olawa en Pologne, a résonné comme un coup de fusil. Uniquement motivée par la volonté de satisfaire un actionnariat avide de profits, elle n’en a été que plus choquante.

Electrolux - Aux côtés des salariés

Prise au mépris des salariés et de leurs familles, des collectivités qui subventionnent l’activité du site et des contribuables qui par leur impôt abondent ces aides, elle n’en a été que plus inacceptable.

Très tôt en relation avec les représentants syndicaux des salariés et les élus locaux, j’ai interpellé le Ministre de l’Economie, du Redressement Productif et du Numérique, Monsieur Arnaud Montebourg, dont l’implication a été déterminante pour obtenir le 11 mars 2013 des engagements forts de la part de Monsieur Jonas Samuelson, Directeur Europe d’Electrolux.

Jusqu’au bout, en soutien des salariés pour obtenir une prime « de respect et de dignité » en guise de préjudice moral suite à la délocalisation financière et boursière de la production du site de Revin vers la Pologne, cette légitime revendication s’est heurtée au cynisme de cette multinationale.

Soutien Electrolux
Electrolux - Négociations

Le vote souverain des salariés a clos cet épisode

L’accord de reprise avec le repreneur SELNI est maintenant en vue. Le Comité Central d’Entreprise (CCE) d’Electrolux-France à Senlis a en effet validé la reprise le 5 juin dernier suite au référendum interne intervenu trois jours plus tôt au terme duquel sur 376 inscrits, 342 salariés ont participé au vote dont 5 votes blancs et nuls - 142 votes contre - 195 votes pour le projet de reprise et les conditions d’accompagnement individuel des salariés prévues dans le plan social.