Dans la presse : Christophe Léonard, député sortant, officialise sa candidature aux prochaines législatives

Christophe Léonard repart en campagne avec Sandrine Istace, sa suppléante, pour briguer un deuxième mandat sur la 2e circonscription des Ardennes.

Affiche de campagne

La date de l'annonce de Christophe Léonard n'a pas été au hasard, elle s'est faite un 10 mai, jour de l'élection de François Mitterrand. "Une date où toute la Gauche était réunie, c'est un souvenir d'enfant qui m'a marqué", souligne le député. S'il y a du symbolisme, il y a aussi un appel, envers tous les partis de Gauche, pour un rassemblement, une "résistance républicaine".

FAIRE BARRAGE AU FN

"La Gauche a disparu des écrans à cause de son incapacité à se rassembler, affirme Christophe Léonard avant de mettre en garde : Sur la seconde circonscription (une partie de Charleville et le Nord des Ardennes, ndlr) il y un risque important que le député soit Front National, il faut donc, dès aujourd'hui, que nous nous rassemblions".. "Nous" c'est la parti communiste, la France Insoumise et les socialistes. Seulement voilà, il ne semble pas que tous ces partis aient trouvé un terrain d'entente. Pourtant, le député sortant avait pris soin de sortir de l'étiquette PS en se présentant comme un candidat de Gauche, au sens large.

"Il y a un vrai danger que les électeurs cèdent aux idées simplistes du FN. Après ce premier mandat, je peux affirmer que tout n'est pas si simple, qu'il y a des dossiers de terrain à gérer mais aussi des votes aux conséquences nationales à l'Assemblée. Il faut donc à la fois voter pour des idées mais aussi pour un homme que l'on sait intègre", insiste-t-il, avant de dresser un bilan de ces cinq années.

LE PASSÉ ET L'AVENIR

"En étant fidèle à mes engagements, c'est ainsi que j'ai voté à l'Assemblée nationale", déclare le député de 46 ans. Il a ainsi été contre les lois Macron et El Khomri sur le travail et a voté pour le non-cumul des mandats. Côté local, il y a eu son engagement pour l'entreprise KME de la Pointe, pour le lycée Vauban de Givet, ou encore pour porter devant l'Assemblée le problème des transports des corps des défunts entre les Ardennes et la Belgique. Pour un éventuel second mandat, Christophe Léonard et sa suppléante Sandrine Istace souhaitent : "Recréer le lien de confiance entre citoyens et politiques". "Il y a aujourd'hui une suspicion dans l'esprit des gens, indique le député : Moi, je ne suis pas là pour m'enrichir, la politique, ce n'est pas un travail, c'est une mission".

L'élu s'engage à militer, entre autre, pour le vote obligatoire et la reconnaissance du vote blanc à la proportionnelle, pour que l'éducation soit un des axes forts de ces prochaines années, ainsi que pour une révision de la loi travail."Je ne vois pas comment, en facilitant les licenciements, nous créerons plus d'emplois..." Il est contre la suppression de l'IFS (Impôt de solidarité sur la fortune) et, pour conclure : "Je ne soutiendrais certainement pas les réformes par ordonnance qui sont la porte ouverte à tout et n'importe quoi."

Article d'Alexandre Haute-Pottier, journaliste pour la Semaine des Ardennes.