Communiqué de Presse : Christophe Léonard solidaire des ex-salariés

Ce 25 juin 2014, les membres de l’Association des Indignés d’Ardennes-Forge se réunissent à la Mairie de Sécheval en vue de l'audience correctionnelle qui se tiendra au Tribunal de Grande Instance de Charleville- Mézières, le mercredi 2 juillet 2014 à 13h30, et durant laquelle seront jugés pour escroquerie au préjudice de l’ASSEDIC et de l’ANPE, complicité d’escroquerie et travail dissimulé, les dirigeants de l’ex-entreprise Ardennes- Forge, dont la liquidation a été prononcée en juin 2008.

Communiqués nationaux

Le Député des Ardennes rappelle que les ex-salariés de l’entreprise Ardennes-Forge de Nouzonville, émanation des Ateliers Thomé-Génot liquidés en 2006, s’étaient portés devant le Conseil des Prud’hommes de Charleville- Mézières qui leur avait alloué, le 9 avril 2010, une indemnité globale de 900 000€ ventilée individuellement pour licenciement sans cause réelle et sérieuse et travail dissimulé.

Deux ans plus tard, le 30 mai 2012, saisie par l’Association pour la Gestion du régime d’assurance des créances des Salariés (AGS), la Cour d'Appel de Reims avait cependant revu à la baisse, pour défaut de motivation du jugement rendu, les dommages et intérêts accordés en première instance en les ramenant à 470 000 €, soit un trop perçu de 430 000€ que les AGS réclament depuis aux salariés en les menaçant de la visite imminente à leur domicile d’un Huissier de justice pour récupérer les sommes allant de 12 000€ à 20 000€ par personne concernée.

Alors que les dirigeants d’Ardennes-Forge seront donc jugés mercredi prochain pour travail dissimulé, Christophe Léonard estime qu’il est pour le moins paradoxal de demander aux salariés de rembourser les indemnisations perçues, pour absence de travail dissimulé.

Le Député de la 2ème circonscription des Ardennes souhaite par conséquent que justice soit enfin rendue à ces ardennais dont le seul tort est d’avoir voulu que perdure leur emploi et une activité économique à Nouzonville et leur réaffirme son soutien et sa solidarité.

Ce dossier est en effet un concentré d’injustices au regard des deux licenciements subis par ces personnes suites aux dérives successives de leurs employeurs. Il est par conséquent temps de mettre un terme judiciaire aux difficultés sociales et humaines de ces femmes et de ces hommes dont la plupart n’ont pas retrouvé d’emploi et qui connaissent une situation de forte précarité professionnelle et financière, et alors que Monsieur Willis et Madame Zickfeld, repreneurs des Ateliers Thomé-Génot, coulent eux des jours heureux aux Etats-Unis bien que condamnés le 8 septembre 2009 par le Tribunal Correctionnel de Reims à cinq ans d’emprisonnement, cinq ans d’interdiction de gérer et à 20 millions d’euros de dommages et intérêts pour abus de biens sociaux et banqueroute.


Christophe Léonard, Député des Ardennes