Communiqué de Presse : Rentrée de septembre 2016 du lycée Vauban de Givet

L’État tiendra ses engagements pour l’avenir du lycée.

Communiqués nationaux

Suite à la suspension par le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne de la décision du 4 septembre dernier, portée par l’actuelle Proviseure de la cité scolaire Vauban, de supprimer une classe de seconde à la rentrée 2015 au lycée de Givet, au motif d’un doute sérieux sur la légalité de l’acte et de l’urgence de la situation, j’avais rencontré, à ma demande, le 16 octobre dernier, la nouvelle Rectrice de l’Académie de Reims.

A cette occasion, j’avais défendu l’urgence de la mise en œuvre de la feuille de route suivante :

1- Nommer rapidement une direction autonome et à temps plein à la cité scolaire Vauban faisant autorité,

2- Répondre au contournement récurrent des lycées de Givet et de Revin par les collégiens du secteur de la vallée de la Meuse au profit des 4 lycées de Charleville-Mézières ; celui-ci concernant un total de 100 élèves en 2014 (dernière statistique connue), soit l’équivalent de 3 classes de seconde ou encore 25 élèves pour Givet et 75 pour Revin, dont près de 60 sur la seule base des enseignements d’exploration de langues, biotechnique et santé/social. Appuyer, par conséquent, l’évolution de l’offre globale de formation des 2 lycées telle que préconisée en novembre 2013 par l’Inspection Générale de l’Education Nationale,

3- Appliquer la seule décision juridique stable à ce jour, à savoir celle du Conseil d’Administration du lycée de Givet du 18 juin 2015 qui avait acté une Dotation Horaire Globale définitive répartie sur 3 classes de seconde.

Madame Insel m’avait alors indiqué vouloir approfondir à l’échelle de l’Académie l’apprentissage des langues étrangères, mais aussi tout mettre en œuvre pour nommer à la rentrée 2016 une direction de plein exercice à la cité scolaire Vauban et procéder, dans les meilleurs délais, à l’évaluation partagée de la visio-conférence mise en place depuis septembre 2014 entre les lycées de Givet et de Revin.

De fait, et suite au jugement du Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne rendu le 15 décembre, validant, sur la forme comme sur le fond, le combat juridique porté par les élèves et leurs parents, les enseignants, l’association GIVI J’Y RESTE, les élus locaux, l’ensemble des citoyen(ne)s de la pointe mobilisés, et moi-même, le Secrétaire Général de l’Académie informait le 22 janvier dernier les membres du Conseil d’Administration du lycée de Givet des décisions prises par le Rectorat dans la perspective de la future rentrée de septembre 2016.

Etaient donc annoncés officiellement :

- La fin de la mutualisation administrative avec le lycée de Revin,

- L’ouverture d’un enseignement d’italien LV3 et d’un enseignement d’exploration Santé-Social,

- Le maintien de la Dotation Horaire Globale pour la rentrée de septembre 2016.

Pour autant, plus que jamais déterminé à veiller à ce que les engagements pris par le Rectorat et l’Inspection Académique des Ardennes soient respectés, j’ai sollicité un nouveau rendez-vous avec Madame la Rectrice qui s’est tenu le 4 mars dernier. J’ai également échangé avec le nouveau DASEN du département le 17 mars.

Ils m’ont tous deux confirmé :

1- Qu’un(e) Proviseur(e) de plein exercice sera nommé(e) à la tête du lycée Vauban à la rentrée de septembre 2016, et que des candidatures se sont d’ores et déjà déclarées à cet effet,

2- Que la LV3 italien sera bien enseignée à Givet par visioconférence,

3- Que les enseignants volontaires pour délivrer l’enseignement d’exploration Santé-Social y seront autorisés par leur administration, dans les meilleurs délais, ce qui permettra dès lors de satisfaire toutes les demandes de dérogations formulées à ce titre,

4- Qu’un bilan de la mise en œuvre de la visio-conférence sera organisé courant avril prochain avec l’ensemble des acteurs concernés, et notamment les élus.

Ces annonces ouvrent incontestablement, pour la première fois depuis de longues années, une perspective positive de consolidation de l’offre scolaire dans la Pointe.

Tous mobilisés, depuis 4 ans, pour Apprendre, Vivre, Travailler au pays et pour permettre à nos jeunes d’accéder à la formation qu’ils méritent, je me félicite aujourd’hui que ce combat collectif aboutisse.

Ce résultat nous appartient et doit être porté au crédit de celles et ceux qui ont construit cette mobilisation et à eux seuls.

Christophe Léonard, Député des Ardennes