Communiqué de Presse : J’ai voté pour VOIR…

Pourquoi, j’ai voté la confiance ? Un vote de rationalité politique qui ne vaut pas approbation du contenu.

Communiqués nationaux

Ce mardi 8 avril, j’ai voté la confiance au nouveau gouvernement de la France pour quatre raisons majeures :

1• Aujourd’hui, il n’existe pas d’alternative parlementaire majoritaire à Gauche. La créer demain suppose un renouvèlement parlementaire que seule une dissolution peut permettre. Dans le contexte politique du moment, ce serait faire le jeu des droites. Or, je suis de Gauche.

2• En octobre 2012, je n’ai pas voté le traité européen, ni la loi sur la sécurisation de l’emploi et celle sur les retraites en 2013. Au lendemain des élections municipales, j’ai pris l’initiative avec 85 autres parlementaires d’élaborer un texte de réorientation politique intitulé « Les conditions de la confiance pour un contrat majoritaire ». Cette dynamique nouvelle nous a conduits à nous réunir immédiatement après le prononcé du discours du Premier Ministre pour élaborer une stratégie commune. La perspective d’une abstention a été soumise au vote et n’a pas été validée. Or, je souhaite donner à ce collectif la possibilité de vivre politiquement dans la durée.

3• Dans la matinée du 8 avril, le Premier Ministre a pris l’engagement devant le groupe socialiste à l’Assemblée nationale d’un nouveau contrat de méthode de travail avec le Parlement et la majorité. Une co-décision pour une co-responsabilité en quelque sorte. Ne pas voter la confiance aurait signifié une fin de non-recevoir. Or, par pragmatisme, je veux juger sur pièces.

4• Le Premier Ministre a lié le pacte de responsabilité au pacte de solidarité, signifiant ainsi que la compétitivité de nos entreprises ne peut pas se faire au détriment de notre modèle social. Il a également indiqué que la mise en oeuvre du pacte de responsabilité et de solidarité permettra aux parlementaires d’être des acteurs à part entière de son contenu et que rien ne peut se faire sans le Parlement. Or, au lendemain, de l’allocution du Président de la République du 31 mars dernier, c’est une condition que j’avais personnellement posé à mon vote de confiance. Les semaines à venir seront l’occasion pour moi de réinterroger cette confiance et d’exprimer sur la base de textes législatifs concrets un vote conforme à mes convictions et au mandat reçu de mes concitoyens.