Communiqué de Presse : La SNCF veut supprimer 6 trains dans les Ardennes

Une décision incompréhensible et inacceptable !

Déshabiller les Ardennes au profit de l’Île-de-France, c’est, ni plus ni moins, ce que la SNCF envisage de faire, (...)

Communiqués nationaux

(...) en détachant 10 conducteurs ardennais en Île-de-France, afin de remédier au manque de personnel pour assurer ses missions. En conséquence, 6 trains seraient supprimés à compter du 3 avril prochain, tous en provenance ou à destination de Charleville-Mézières, dont 2 TER de la ligne Charleville-Givet.

Cette situation est de fait le résultat d’une mauvaise gestion de la SNCF, qui n’a pas recruté assez de conducteurs en 2014 et se retrouve aujourd’hui incapable d’assurer l’ensemble de ses activités sur le territoire national. Il est par conséquent inacceptable que les Carolomacériens et les habitants des vallées de Meuse et Semoy subissent les conséquences de ces erreurs, et voient des lignes de train sacrifiées. Il est inacceptable qu’une entreprise publique pénalise un territoire pour respecter les engagements pris dans une autre région.

La SNCF et notre Région sont liées par une convention TER qui oblige l’entreprise ferroviaire à assurer ses missions de service public indispensables pour de nombreux habitants de la 2ème circonscription.

Dès lors, comment expliquer le silence du nouveau Conseil régional d’Alsace Champagne-Ardenne Lorraine face à ce plan de restriction, alors que les propos du candidat Philippe Richert sur la nécessaire modernisation de la ligne Charleville-Givet sont encore dans toutes nos mémoires ? Alors que l’État s’est engagé à investir 30 millions d’euros dans la modernisation de la ligne Charleville-Givet, dans le cadre du Contrat de Plan État-Région 2015-2020 signé le 28 août dernier à Châlons-en-Champagne par le Premier Ministre, la passivité du nouvel exécutif régional interroge.

C’est pourquoi, j’ai d’ores et déjà saisi par courrier Guillaume Pepy, Président du Directoire de la SNCF, et Philippe Richert, Président du Conseil régional d’Alsace Champagne-Ardenne Lorraine, pour leur demander de respecter leurs engagements envers les Ardennaises et les Ardennais.

C’est pourquoi, j’ai également interpellé Alain Vidalies, Secrétaire d’État chargé des Transports, sur cette situation incompréhensible de non-respect de ses engagements par une entreprise publique dont l’Etat est l’actionnaire unique, et singulièrement sur cette décision qui va à l’encontre de la convention signée entre la SNCF et la collectivité régionale.

Christophe Léonard, Député des Ardennes