Communiqué de Presse : Lycée de Givet : la fin de la récréation doit être sifflée !

J’ai obtenu un rendez-vous demain auprès du Cabinet de la Ministre de l’Education nationale.

Communiqués nationaux

L’inspection académique disqualifiée doit laisser place à un compromis ministériel intelligent

Par ordonnance du 1er octobre, le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a suspendu l’exécution de la décision du 4 septembre dernier prise par la Proviseure de la cité scolaire Vauban visant à supprimer une classe de seconde au motif qu’un doute sérieux sur la légalité de cette décision était caractérisé et qu’il y avait donc urgence à en faire cesser l’exécution.

Le recours administratif formé contre cette décision par la ville de Givet, son Maire et notamment Kathy Chavatte, Maire-adjointe en charge des affaires scolaires, la FCPE, et moi-même, activement soutenus par l’association GIVI j'y reste, a donc incontestablement été légitimé par le juge administratif.

En effet, comme j’ai eu l’occasion de l’exprimer devant le juge des référés le 29 septembre dernier, il y a dans ce dossier une triple urgence et un excès de pouvoir cautionné sinon commandité par l’inspection académique des Ardennes.

Une urgence éducative à donner les meilleures conditions d’enseignement aux élèves et tout particulièrement dans l’accès au laboratoire de sciences, mais aussi à renforcer l’éducation sur un territoire identifié comme une porte d’entrée possible des radicalismes les plus divers compte tenu de son caractère transfrontalier.

Une urgence économique à renforcer l’attractivité de ce bassin d’emplois, notamment pour favoriser la recherche actuelle d’un repreneur pour les 300 salariés du site KME, mais aussi pour le centre de production nucléaire de Chooz en termes de gestion de ses ressources humaines et de ses compétences, tant il est vrai qu’à l’identique de l’offre de soins, de loisirs et des infrastructures de transport, l’offre scolaire est un élément central du dynamisme d’un territoire.

Une urgence juridique à dire le droit a fortiori en cette rentrée 2015 où l’éducation nationale a initié à l’attention de l’ensemble des jeunes français un nouvel enseignement de morale et de civisme. Il serait en effet impensable que son administration n’inscrive pas son action et ses procédures dans le respect des lois de la République et singulièrement du code de l’éducation.

Un excès de pouvoir, enfin, fondé, d’une part, sur un vice de procédure ayant privé la Commission permanente, le Conseil d’Administration du lycée de Givet et leurs membres respectifs de la garantie d’une information éclairée et, d’autre part, sur un faux en écriture public compte tenu de l’absence de vote régulièrement organisé lors du Conseil d’Administration du 4 septembre, susceptibles tous deux d’être sanctionnés au même titre que le Tribunal de Grande Instance de Charleville-Mézières a le 1er octobre 2014 condamné la fonctionnaire indélicate dans le cadre d’un détournement d’argent public ayant déjà lésé le lycée de Givet.

C’est pourquoi,

Considérant que de tels manquements répétés n’ont pu être commis qu’avec l’assentiment de la hiérarchie académique tel que cela a d’ailleurs été indiqué lors de l’audience du 29 septembre,

Considérant que l’auteure de l’acte suspendu et sa hiérarchie administrative ont de fait perdu dans ce dossier toute légitimité et crédibilité,

Considérant que l’avenir des 70 élèves de seconde ne peut davantage être hypothéqué par l’obstination d’une hiérarchie académique adepte du passage en force,

Considérant enfin que cet aveuglement académique aux méthodes critiquables est de nature à provoquer une constitution de partie civile auprès du doyen des juges d’instruction du Tribunal de Grande Instance de Charleville-Mézières pour faux en écriture publique à laquelle personne n’a à y gagner.

J’ai obtenu un rendez-vous demain auprès du Cabinet de la Ministre de l’Education nationale pour faire prévaloir enfin le bon sens et la sérénité dans ce dossier et ainsi renouer les fils du dialogue.

A ce stade, trois constats s’imposent néanmoins :

- la seule décision légale applicable dorénavant pour le lycée de Givet est celle issue du Conseil d’administration du 18 juin 2015 ayant voté une dotation horaire globale définitive de 305,11 heures réparties sur 3 classes de seconde,

- la nécessité de respecter l’engagement porté par l’Etat en juillet 2013 de conforter l’offre de formation sur le lycée au travers d’enseignements d’exploration (type santé/social) et d’un pôle langue à l’appui du développement de la visio-conférence,

- l’urgence de nommer une direction de plein exercice à la cité scolaire Vauban, seule capable de rétablir l’autorité nécessaire à la bonne gestion administrative et pédagogique de l’établissement.

En tout état de cause, la fin de la récréation doit être sifflée et un compromis ministériel intelligent trouvé pour demain et pour l’avenir !

Christophe Léonard, député des Ardennes