Communiqué de Presse : Lycée de Givet

Le coup de force et les coups bas du Rectorat !

Communiqués nationaux

Hier 1er septembre, jour de rentrée scolaire, j’étais présent aux côtés de l’association GIVI J’y reste, de la FCPE, des représentants des professeurs, des élèves, de leurs parents, des salariés de KME, de l’ASMUP et des élus locaux pour protester contre l’absence d’un(e) Proviseur(e) de plein exercice à la tête de la cité scolaire Vauban et la suppression d’une classe de seconde.

S’agissant du poste de Proviseur(e), l’Education nationale prétexte l’absence de candidat(e) pour justifier la subordination administrative du lycée de Givet à celui de Revin. Pourtant, ce recrutement n’est pas plus difficile à réaliser que celui de l’an dernier qui avait vu la nomination en juillet de Madame DACUNKA par délégation rectorale. De fait, un Proviseur-adjoint supplémentaire a su être opportunément trouvé cet été. Il s’agit par conséquent d’une stratégie délibérée des services académiques en totale contradiction avec la parole de la Ministre qui, le 20 mai dernier à l’Assemblée nationale, m’assurait de la nomination prochaine d’un(e) chef(fe) d’établissement par délégation rectorale.

C’est pourquoi, au nom des prérogatives de service public, s’agissant particulièrement d’une fonctionnaire de l’Etat qui en remplit les conditions statutaires, une solution s’impose dorénavant : nommer l’actuelle Proviseure-adjointe en charge du lycée à la tête de la cité scolaire Vauban.

Par ailleurs, j’ai déposé conjointement avec la ville de Givet, la FCPE et les représentants élus des parents d’élèves au sein du Conseil d’Administration du lycée Vauban un recours administratif contre la décision de suppression de la troisième classe de seconde prise sans concertation par l’Education nationale le 13 juillet, par voie de mail, bien qu’un CA de l'établissement se soit tenu le 10 juillet.

Dès lors que pour cette rentrée 2015-2016, l’Education nationale promeut une Ecole exigeante, juste et républicaine, par la mise en place notamment (du primaire au lycée) d’un enseignement moral et civique, force est donc de constater que le compte n’y est pas à Givet. Le recours à des vigiles et à la gendarmerie hier matin devant le lycée, comme la roublarde prestation télévisée d’hier soir de Monsieur le Recteur n’y changeront rien !

La morale civique est incompatible avec ce coup de force et ces coups bas du Rectorat menés, sous le regard impuissant voire complice de la hiérarchie ministérielle, au détriment de l’avenir de nos enfants, de notre territoire et de son développement économique. En effet, à l’identique de la couverture médicale ou de l’offre de loisirs, l’Education et les conditions dans lesquelles elle s’exerce font partie des critères de décision pour l’implantation d’une entreprise. Le combat pour l’attractivité du lycée de Givet est à cet égard indissociable de celui qui concerne l’EMPLOI dans la pointe des Ardennes.

Par conséquent, au nom des valeurs de la République, je demande à l’Education nationale de revenir d’urgence sur ses deux décisions.

Christophe Léonard, député des Ardennes