Dans la presse : Arnaud Montebourg dans les Ardennes

Arnaud Montebourg sera lundi dans les Ardennes pour présenter son projet France. L'ancien ministre doit également soutenir le député Christophe Léonard.

Journaux - Presse

Journal : Après Gérard Filoche, Laurent Baumel et Jean-Pierre Masseret, vous êtes à votre tour invité par Christophe Léonard, dans le cadre de sa probable candidature aux législatives en 2017. Quel soutien tenez-vous à lui apporter ?

Arnaud Montebourg : Je veux le remercier pour la force de conviction qu’il met dans sa défense de l’industrie, dans une région qui a été blessée économiquement par la crise. il est de ces élus qui se battent. quand j’étais ministre de l’économie et du redressement productif, c’était un des parlementaires les plus actifs pour défendre la cause industrielle dans son territoire.

Décision cet été pour l’élection présidentielle

Votre visite a une forte connotation économique. Comment définissez-vous votre projet France ?

Presque dix ans après le début de la crise, l’économie est repartie partout, sauf dans la zone euro. Notre objectif est de travailler avec les artisans et les industriels autour du projet France, dans lequel il y a un grand volet sur le patriotisme économique et le made in France.

La réimplantation d’industries sur notre territoire est essentielle, en particulier pour les Ardennes. Une grande partie de la population a compris qu’on n’était pas obligé de fabriquer low-cost à 10 000 kilomètres, mais qu’on peut le faire en France, afin de favoriser notre industrie. On peut réfléchir, par nos actes de consommation, à une nouvelle production en France.

Ce sera le thème que vous aborderez en réunion publique ?

Oui. Et j’invite tous ceux qui veulent débattre et apporter des propositions concrètes pour transformer notre pays. non seulement du point de vue économique, mais aussi en ce qui concerne l’Europe ou la démocratie.

À ce sujet, quel est votre point de vue sur le recours au 49-3 pour faire passer la loi travail ?

La politique du coup de force permanent ne fait qu’exacerber les tensions et les divisions. le gouvernement doit rechercher le compromis, d’autant plus pour un texte qui concerne 14 millions de salariés en France ! C’était le minium de trouver une solution. Cette loi n’aura finalement jamais été discutée à l’Assemblée.

Toujours à l’échelle nationale, serez-vous candidat, comme en 2011, à la primaire et du même coup à l’élection présidentielle ?

C’est un peu tôt pour répondre. La décision sera prise durant l’été.

Vous allez découvrir lundi des start-up, mais aussi rencontrer des artisans, des acteurs industriels. avec quel message ?

Je serai ravi de connaître les problèmes de développement et de financement des start-up, un domaine que je connais parfaitement, étant moi-même président d’un conseil de surveillance (de new wind, spécialisée dans la conception d’éoliennes, ndlr). J’aurai plaisir à discuter avec des artisans. L’artisanat est aujourd’hui le premier employeur de France, avec un million d’entreprises. Si chacune créait un emploi, cela ferait un million d’emplois. On a eu un million de chômeurs en plus pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, et un million de chômeurs en plus pendant le quinquennat de François Hollande. l’objectif qu’il faut fixer pour la France, c’est le plein-emploi !

Guillaume Lévy, Journaliste L'Union - L'Ardennais, 09 07 2016