Dans la Presse : Au lycée Vauban, les littéraires toujours dans le doute

L'avenir de la filière L reste au cœur des préoccupations. Les membres du collectif Givi j'y reste ne désarment pas.

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La guerre des chiffres continue à faire rage. A partir de quel seuil le cursus littéraire du lycée Vauban sera-t-il maintenu ? « Quatorze, martèle Patrice Dutot, le n°1 de l'Education nationale dans les Ardennes. Et je ne suis pas là pour faire du marchandage ! », insiste-t-il.

Problème : du côté du collectif GIVI j'y reste, on misait plutôt sur 13. « C'est le chiffre que j'ai entendu et à partir duquel il a été affirmé que la filière resterait ouverte », a rappelé mardi le député Christophe Léonard.

Et 13, justement, ce sont aussi les toutes dernières prévisions d'effectif en vue de la rentrée 2013. Même si depuis, pour trois des élèves concernés, des « réserves » ont été émises en conseil de classe.

Rien de rédhibitoire, évidemment, mais dans le pire des scénarios, seuls dix dossiers seraient donc retenus. Un chiffre clairement « insuffisant » pour l'Inspection académique.

Conséquence directe : ces derniers jours, l'inquiétude est montée de plusieurs crans aux abords de la cité scolaire. Ce qui a aussitôt poussé le collectif GIVI j'y reste à organiser une « réunion de mobilisation », qui a rassemblé mardi soir soixante personnes à la Maison de la rencontre, parmi lesquelles des professeurs, des parents, des lycéens et des élus (notamment le député Léonard, le maire Claude Wallendorff, ainsi que la vice-présidente de la Région Michèle Leflon).

L'occasion de faire le point sur le dossier et d'évoquer la suite des événements.

Comment faire « pression » sur le Dasen (directeur académique des services départementaux de l'Education nationale), et réussir à enrayer la tendance ? En sollicitant des télés nationales ? En boycottant les futurs conseils de classe ? En prévoyant des actions lors des épreuves du bac ? En descendant à nouveau dans la rue comme le 15 février dernier ?

Une kyrielle d'idées trottent actuellement dans les têtes. Ce qui semble promettre des semaines encore (très) agitées.

L’Union L’Ardennais