Dans la Presse : Aurélie Filippetti sous le charme des marionnettes

Par la durée, par l'écoute, par le discours, la visite d'Aurélie Filippetti a été exceptionnelle. Qui plus est, dans une ville noire de monde et gorgée de soleil.

CL Aurélie Filippetti

LE 17e festival mondial des théâtres de marionnettes a reçu hier un soutien particulièrement fort d'Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture.

Si, en 2011, la venue de son prédécesseur Frédéric Mitterrand avait été très appréciée, le ministre n'avait fait qu'un passage éclair dans la ville, à une heure tardive, puisqu'il n'était arrivé qu'à 20 heures.

C'est un tout autre style qu'a montré Aurélie Filippetti hier, en arrivant vers 12 h 30 pour déjeuner sur place, avant de se livrer à une longue visite, émaillée de nombreux arrêts jusqu'à plus de 18 heures.

Elle a même tenu à assister au spectacle « Mary Brown » par la compagnie Akselere à la médiathèque Voyelles. Colette Garrigan, auteur, metteur en scène et interprète, était d'ailleurs très impressionnée par cette présence ministérielle, mais tout s'est bien passé.

L'État hâte son soutien à l'Esnam

Aurélie Filippetti s'est ensuite rendue dans les rues, allant place Ducale pour être interviewée par nos confrères de France 3, avant d'être interpellée par un groupe de communaux manifestant. Elle s'est ensuite rendue à l'ancien magasin Troussel pour découvrir le projet architectural de l'école nationale supérieure des arts de la marionnette.

Aucune annonce n'était initialement prévue par la ministre, mais elle a toutefois déclaré que l'État allait verser pour ce projet 300 000 euros supplémentaires dès 2014, accélérant donc sa participation qui n'était initialement que de 450 000 euros en 2014, sur les 900 000 euros d'engagement total.

Elle y a également rencontré des élèves, avant de passer à l'institut international de la marionnette et au musée de l'Ardenne pour l'exposition de Jean-Pierre Lescot.

Beaucoup plus anecdotique fut la rencontre avec Bernard Cazeneuve, ministre en charge du Budget, venu au festival à titre personnel avec son épouse, croisant son homologue de la culture place Ducale. Quel heureux hasard !

Plus audacieux fut le « lancement officiel » de « Polichucale », sous le chapiteau de la même place. Le rendez-vous des « Polichinelles du monde » a gentiment brocardé la ministre baptisée « jouvencelle culturelle » !

Aurélie Filippetti s'y est prêtée de bonne grâce avant de clore sa visite à l'espace festival rue du Petit-Bois.

Une visite à marquer dans les annales.

« Ce festival à valeur d'exemple et fait partie de l'ADN de la ville »

Au cours de cette visite, Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture et de la Communication, a pris son temps pour rencontrer les artistes et les Carolomacériens.

Elle a également tenu un discours très positif à l'égard du festival et de la ville.

Claudine Ledoux reconnaissait d'ailleurs que depuis son élection, « c'est la première fois qu'une visite ministérielle prend une telle ampleur ». Le discours ministériel a lui aussi été très apprécié. Aurélie Filippetti a expliqué que « la marionnette est un art qui me touche, populaire au sens noble du terme. Je fais de l'action culturelle et artistique pour le plus grand nombre l'axe principal de mon engagement ».

Elle considère le festival carolomacérien comme « un lieu d'émergence et d'excellence, un paradis pour un ministre de la Culture ! ». Elle ajoute que ce festival est d'autant plus exemplaire qu'il se déroule dans une ville et un département particulièrement touchés par la crise.

« Parce qu'il a permis de former un large public, ce festival a valeur d'exemple. La population s'identifie à lui, vit en osmose avec lui. Il fait partie de l'ADN de la ville. Ici, tout le monde est fier de son festival. Une ville qui incarne un art avec une telle unanimité, c'est un exemple que j'aimerais pouvoir développer. »

Mirko Spasic Journaliste L’Union L’Ardennais

Photo : France 3 Champagne Ardenne