Dans la Presse : Budget 2014 - le Conseil général veut continuer à investir pour le territoire

Cette semaine, une nouvelle réunion des élus du Conseil Général sur l’orientation budgétaire pour l’année prochaine a eu lieu. Le manque de moyens de la collectivité a été longuement évoqué.

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En préambule du débat d’orientation budgétaire pour l’année 2014, mardi 12 novembre, le président du Conseil général a rappelé : « Depuis plusieurs années, nous sommes face à de grandes incertitudes quant à la situation financière dans laquelle Conseil général va devoir exercer, cela se vérifie plus que jamais cette année. » Dans le collimateur de Benoît Huré : la baisse annoncée des dotations de l’Etat (476 millions d’euros en moins pour tous les Conseils généraux de France) alors que les charges sociales ne cessent d’augmenter. Atteindre l’équilibre du budget lui parait d’ores et déjà compliqué mais il compte sur une aide exceptionnelle de l’État entre quinze et vingt millions d’euros pour que cela soit réalisable (le Conseil général a touché cinq millions cette année).

Malgré un contexte plus que tendu, selon le président, il veut continuer à investir, à hauteur de 80 millions d’euros en 2014. Il regrette toutefois : « Nous sommes de plus en plus contraints et il est de plus en plus difficile de mettre en œuvre nos politiques alors que la vie locale n’a jamais autant attendu de nous. »

Pierre Pandini, pour le canton de Mézières centre ouest, rebondit immédiatement sur tes propos de Benoît Huré, dénonçant un effet ciseau qui va nuire aux politiques de la collectivité. « En bout de chaîne, ce sont les Ardennais qui vont en subir les conséquences.»

Ces interventions qui pointent du doigt les choix du gouvernement ont le don d’agacer Christophe Léonard (canton Charleville centre) qui quitte le sujet de la situation financière de la collectivité pour fustiger les propositions faites par le président dans le cadre du débat. « Nous ne savons pas quoi penser des documents que vous avez communiqués. Pour qu’il y ait un débat d’orientation budgétaire, il faut qu’il y ait du débat et des orientations. J’ai l’impression que vous faites un pré-bilan de fin de mandat de votre présidence depuis 2004. »

Il revient finalement sur le premier sujet en rappelant les difficultés rencontrées aussi par l’Etat et lâche : « la France est entrée dans une guerre économique. Il est temps de signer l’armistice avec l’Allemagne et qu’elle cesse d’être la boussole économique de l’Europe.» […]

Orianne Roger Journaliste La Semaine des Ardennes