Dans la Presse : C. Léonard se bat

Imaginé en 2006.le parc éolien du Mont des 4 faux est toujours en suspens. Une réunion se tenait hier à Paris pour débloquer le projet.

Le projet porté par la société Windvision, a été reçu favorablement par la Dreal, la DGAC, RTA, la SDAP, Météo France et le Sdis. Reste la position de l’armée à définir.

Leonard - Campagne 2012

La situation est bloquée parce que l’implantation du parc éolien empêcherait le bon fonctionnement d’un radar militaire situé au nord de Reims. Cela aurait des conséquences sur la sécurité aérienne civile et militaire du territoire national. Les travaux du parc devaient être réalisés entre 2014 et 2018. Autour du radar des changements étaient envisagés. On pensait soit le déplacer soit le changer pour un modèle utilisant des technologies qui ne peuvent pas être perturbées par ta présence d’éoliennes. Ces changements étaient prévus pour 2016 mais sont pour le moment repoussés à 2018.

Seulement 19 des 47 éoliennes ont été autorisées mais pour la société, c’est tout ou rien. « Si le projet se réalisait, ce serait le premier parc éolien d’Europe », s’enthousiasme Christophe Léonard, conseiller général et député (circonscription Revin-Givet) des Ardennes. Il a découvert le projet lors du salon des maires, à Paris les 19 et 20 novembre dernier. « Bérengère Poletti, députée sur la circonscription concernée par l’implantation du parc, m’a présenté les acteurs du projet, précise-t-il. Jusqu’ici personne n’arrivait à obtenir de rendez-vous avec le ministère de la défense. J’ai bataillé pour en avoir un le plus rapidement possible et essayer de trouver une solution (il avait lieu hier ndlr). Il y a des impératifs pour les permis de construire. » Ce parc de 47 éoliennes serait une source d’emploi importante pour le département (cf . encadré) et c’est en partie pour cela qu’ il a souhaité s’investir dans le projet. Outre l’impact économique, cette implantation créerait une synergie avec le lycée Bazin, à charleville qui propose une formation de techniciens de maintenance en parc éolien. Christophe Léonard pointe aussi l’importance que cela pourrait avoir sur le développement des énergies renouvelables pour le département. La région et même la France.

Le radar va-t-il être déplacé ?

Mais le député reste réaliste. « Préserver ta sécurité aérienne et militaire est le plus important. » Toutefois, il y a de l’espoir puisqu’il assure que les dirigeants de Windvision seraient prêts à co-financer le nouveau radar si cela permettait au projet de voir te jour. Un argument qui pèsera forcément dans la balance.

Au lycée Bazin, on souhaite l’implantation de ce parc

Jean-Pierre Andretto, directeur du lycée, explique : « Si ce projet se met en place, nous sommes prêts à développer notre formation de techniciens de maintenance en parc éolien. Aujourd’hui, nous accueillons 24 élèves dans cette branche mais nous pourrions augmenter les capacités. Il n’y a que cinq formations de ce type en France et nous étions le premier lycée à le proposer. Si le parc ne s’implante pas, nous la proposerons toujours. Nos élèves peuvent trouver du travail partout en Europe, même si tout ça est soumis aux aléas du marché. Toutefois, avec cette implantation, On créerait de l’emploi et ce serait favorable pour notre formation. Evidement on préférerait que ça ouvre. »

Le projet en chiffres

  • 700 millions, c’est l’implantation du coût total du projet ;
  • 2,5 millions, c’est l‘argent déjà investi par Windvision ;
  • 100, c’est le nombre d’emplois pérennes créé sur 20 ans pour assurer la maintenance du parc ;
  • 250, c’est le nombre d’emplois créé pendant la durée du chantier
  • 13, c’est en pourcentage, la réalisation des objectifs de la région en matière de développement d’énergie éoliennes, grâce à ce parc.

Orianne Oger Journaliste La Semaine des Ardennes 21.12.12