Dans la Presse : Conseil général - Basket, volley, les subventions réajustées

Les marges de manœuvre financière des conseils généraux ont de nouveau été évoquées lundi à l'occasion du vote du budget supplémentaire.

Journaux - Presse

Annoncé par le président Benoît Huré (UMP, Signy-le-Petit) comme étant une réunion essentiellement technique, l'examen du compte administratif 2010 et du budget supplémentaire a quand même donné lieu à quelques échanges (courtois) entre majorité et opposition lundi.

S'agissant du laboratoire départemental d'analyses par exemple, Chrisophe Léonard (PS, Charleville-centre) s'est inquiété du déficit de fonctionnement de près de 120.000 euros enregistré en 2010 et du « reclassement silencieux d'un tiers du personnel dans d'autres services départementaux », avant de demander la création d'une mission d'information et d'évaluation.

« Je suis préoccupé tout comme vous mais jusqu'où doit aller le prix à payer d'un service public ? », lui a répondu Benoît Huré, en précisant que le personnel en question avait effectivement été réparti sur d'autres sites en fonction du carnet de commandes.

Erik Pilardeau (PS, Monthermé) et Pierre Pandini (divers gauche Mézières centre-ouest) ont dénoncé pour leur part la perte d'autonomie financière des conseils généraux.

Un vœu pour l'offre de soins

Le président de l'exécutif départemental a tenté de relativiser cette menace en invitant à observer ce qui se faisait ailleurs, et notamment en Allemagne, où les Länder ne vivent pas de la fiscalité mais de dotations.

« Ce qui plombe les départements, c'est l'augmentation des dépenses sociales : elles ont progressé de 34 % en quatre ans », a-t-il ajouté.

Avant le vote du compte administratif (adopté avec quatorze abstentions pour le budget principal), les élus départementaux ont été invités à se prononcer sur un vœu proposé par le groupe socialiste et divers gauche, demandant au directeur de l'Agence régionale de santé « une présentation transparente et un débat sur les moyens humains et matériels nécessaires à la pérennité de l'hôpital public sur le territoire ardennais ». Le vœu a été adopté à l'unanimité.

L'unanimité ne s'est pas faite en revanche concernant le réajustement des subventions aux équipes de basket masculine et féminine et au club de volley-ball de Rethel.

L'Etoile de Charleville-Mézières, redescendue en N1, recevra 275.000 euros pour la saison 2011-2012 (contre 345.000 euros pour la saison 2010-2011), les Flammes se verront attribuer 210.000 euros pour l'équipe première (qui se maintient en ligue féminine), 38.000 euros pour l'équipe espoir (qui accède à la N2) et 12.000 euros pour l'équipe cadette (qui accède à la N1) et le Rethel club volley-ball recevra 10.000 euros pour son accession à la N3.

Christophe Léonard s'est étonné que les sommes allouées à l'Etoile et au club de volley-ball de Rethel ne soient pas les mêmes que celles figurant sur la grille de subventions aux clubs sportifs, telle qu'elle avait été établie pour 2010 (cette grille prévoyait 75.000 euros pour une équipe de basket masculine évoluant en N1 et 3.800 euros pour une équipe de volley-ball évoluant en N3).

« Je comprends qu'il faille soutenir l'Etoile mais j'aurais préféré que l'on vote la différence sous la forme d'une subvention exceptionnelle », a-t-il indiqué. Juste un problème de forme donc, qui l'a fait s'abstenir lors du vote des subventions à l'Etoile et aux Flammes alors qu'il a voté la subvention au club de volley-ball de Rethel.

Bernard Giraud Journaliste l’Union L’Ardennais