Dans la presse : Contrôles aux frontières

Davantage de militaires aux frontières, c’est ce que souhaitait le député (PS) Christophe Léonard, bien avant ce terrible attentat à Nice.

Journaux - Presse

L’élu est co-rapporteur d’un rapport d’information parlementaire de la commission de la défense nationale et des forces armées. Rendu public le 29 juin, le document, long de 255 pages, est le fruit de plusieurs mois de travail.

« IL NE FAUT PAS NÉGLIGER LE CONTRÔLE AUX FRONTIÈRES »

L’une des propositions était de réduire l’effectif de militaires mobilisés par l’opération Sentinelle (déploiement de l’armée au lendemain des attentats de janvier 2015 pour faire face à la menace terroriste et assurer la sécurité sur le territoire national), en le passant de 10 000 à 7 000 soldats. « Il ne s’agit pas de moins protéger les Français mais, au contraire, de mieux les protéger en utilisant plus efficacement les militaires », explique Christophe Léonard qui prône une garde dynamique, comprendre des soldats nettement plus mobiles. «Aujourd’hui, la garde statique, c’est-à-dire un soldat qui reste en poste devant tel ou tel bâtiment, représente l’essentiel de l’utilisation militaire dans le pays. Or cette garde statique doit être une exception. » Opter pour ce type de garde va libérer, selon lui, des hommes et permettrait, entre autres, de développer « l’opération Sentinelle en zone rurale et aux frontières ».

En clair, une utilisation ponctuelle de l’armée qui pourrait notamment intervenir sur les 78 points de passage carrossables entre la France et la Belgique dans le département. « Il faut que les terroristes aient en tête que tous les points de passage peuvent être contrôlés de façon aléatoire et programmée. Il ne faut pas négliger le contrôle aux frontières », ajoute le parlementaire. Si cette proposition de garde dynamique est retenue par le ministère de la Défense, elle pourrait s’appliquer rapidement.

Jean-Godefroy Varoquaux, Journaliste L'Union - L'Ardennais, 16 07 2016