Dans la presse : Diagnostic éducatif de la pointe des Ardennes

C’est une démarche similaire à celle entreprise pour le contrat local de santé. La communauté de communes a initié la mise en place d’un diagnostic éducatif sur l’ensemble de son territoire. Une « analyse fine» de la scolarité qui sera menée par un cabinet extérieur et a un objectif : être en mesure « d’opposer les résultats à ceux de l’Éducation nationale». En étudiant notamment la démographie, les parcours éducatifs des élèves, etc.

19 11 15 Education pointe image

« C’est une première étape qui vient compléter ce qui a déjà été entrepris depuis au moins trois ans, note le député Christophe Léonard. Nous sommes partis de cette réflexion du lycée pour avoir plus globalement une réponse sur l’offre scolaire du secteur. » Histoire, également, de tenter d’inverser la situation : « Nous sommes systématiquement dans une position défensive sur ces questions, alors la volonté c’est aussi d’être des acteurs les plus dynamiques possibles», poursuit l’élu socialiste.

(...)

L’axe principal de ce diagnostic éducatif vise à appréhender avec précision le nombre d’élèves, tous niveaux confondus, qui sont scolarisés hors du territoire, dans le département ou de l’autre côté de la frontière. Parce que cette fuite constitue un « réservoir d’alimentation des établissements». L’idée serait ensuite de réfléchir à des pistes de réflexion et d’actions novatrices afin de « renforcer l’offre éducative» et ainsi inverser le mouvement. « On veut savoir pourquoi ils partent ailleurs. Il faut travailler sur les causes. Il nous faut une vision plus large», insiste Christophe Léonard, qui soupçonne que « le jeu des dérogations favorise parfois cette fuite», notamment vers les établissements carolos.

(...)

« C’est plus simple d’aller à l’école à côté de son logement que de faire 45 minutes de transport, ce qui favorise le décrochage scolaire. »

Quoi qu’il en soit, l’étude devrait être menée jusqu’en février, où une présentation du diagnostic sera faite au comité de suivi. « Nous ne sommes pas des adversaires de M. Dutot, relève Bernard Dekens. Ce qu’on voudrait à travers ce diagnostic, c’est devenir des partenaires. » Un point sur lequel le directeur académique se montre plutôt réceptif. « Je suis attentif et toujours prêt à travailler avec l’ensemble des acteurs, assure Patrice Dutot. Et peut-être qu’un diagnostic fait par un tiers semblera plus objectif. »

Mélanie DEMAREST, Journaliste L'Union - L'Ardennais, 19 11 2015