Dans la Presse : « Gi Vi J'y reste » ce soir pour sauver la filière L

Alors que le rectorat doit dans les prochains jours sceller le sort de la filière L au lycée, « Gi Vi J'y reste », les élus locaux et le député se réunissent ce soir.

cité scolaire Vauban

POUR le collectif « Gi Vi J'y reste », les dés sont déjà jetés pour la filière littéraire du lycée Vauban de Givet. « Le Dasen (directeur académique des services de l'Éducation nationale dans les Ardennes, NDLR) a déjà pris sa décision de fermer la L. Ça sert à quoi d'ouvrir deux nouvelles filières - football et nucléaire - si c'est pour sabrer la filière L ? », conteste Sébastien Rio, président du collectif.

Patrice Dutot, Dasen, n'a toutefois pas encore dit son dernier mot. Ceci doit se faire dans les prochains jours.

Mais le collectif n'a pas l'intention de rester les bras croisés face à ce qu'il considère comme l'effritement du socle de l'enseignement général au lycée de Vauban de Givet. Il a déjà alerté tous ceux qui peuvent faire pencher la balance en sa faveur.

L'attractivité du lycée en jeu

Ce soir, à 18 h 45, les élus locaux, Claude Wallendorff et Bernard Dekens, le député Christophe Léonard, Michèle Leflon, vice-présidente de la Région et élue PCF et même les responsables de la centrale de Chooz sont conviés. « On a relancé la centrale de Chooz car le lycée Vauban doit conserver un pouvoir attractif général pour la réussite de la filière nucléaire », poursuit M. Rio.

« Gi Vi J'y reste » invite aussi les parents d'élèves, les élèves et plus largement les Givetois et les habitants de la Pointe à se joindre à eux à la Maison de la rencontre.

Car il faut en effet réunir le plus grand nombre. C'est l'attractivité du lycée Vauban qui est en cause. C'est en avril, au hasard d'une rencontre avec le Dasen au sujet de la fermeture d'une classe à Vireux-Molhain, que le collectif dit avoir été mis au parfum des « mauvaises intentions » du Dasen au sujet de la filière L.

« Il a dit que dix élèves pour la L, ce n'était pas viable pour lui. Ceci nous interpelle car comment peut-il affirmer que trois élèves n'iront pas en filière L ? En fait, le conseil de classe du deuxième trimestre a juste émis des réserves concernant trois élèves. Cela n'a rien de définitif. En contrepartie, il était sûr que 20 élèves iraient en L à Revin ! », poursuit M. Rio.

De plus, le collectif dit avoir reçu samedi un courrier de la Région qui lui a déplu. « […] La Région (...) semble se désengager du soutien qu'elle avait apporté, jusqu'à présent, à notre cause […] la Région stigmatise le manque de mobilisation des parents, oubliant certainement la manifestation du 15 février dernier qui a rassemblé plus de 200 personnes », écrit le collectif.

Loin de démobiliser, ce courrier est affiché depuis hier dans la salle des professeurs pour les remuer. Ce soir, des actions seront décidées pour engager la dernière bataille afin de sauver la filière littéraire.

Arlyne JEANNOT Journaliste L’Union L’Ardennais