Dans la Presse : Le député Christophe Léonard se montre plus optimiste que les maires ...

Une délégation ardennaise a été reçue hier par Myriam El Khomri, Secrétaire d’État chargée de la politique de la ville

Leonard - Assemblée Nationale

Une délégation ardennaise constituée du député Christophe Léonard, des maires de Bogny-sur-Meuse, Fumay, Nouzonville et Revin, de Dominique Ruelle, la conseillère générale du canton de Revin, et du préfet des Ardennes, a été reçue hier par Myriam El Khomri, secrétaire d’État chargée de la politique de la ville.

La réunion a duré plus d’une heure, mais les élus locaux sont restés en partie sur leur faim. Certes, le député Christophe Léonard se félicite de la solidarité de l’État à l’égard des Ardennes. « Dans un département où 30 % des 18-25 ans sont sans emploi ni qualification, j’attendais que cette solidarité soit réaffirmée.» Il se félicite donc que les quatre communes ardennaises soient inscrites « dans la catégorie « veille active de la politique de la ville ». Concrètement, cela signifie le maintien des crédits des programmes de réussite éducative, des adultes emplois relais, de la convention ANRU avec la ville de Revin. Le ministre a également demandé au préfet de démarrer au plus vite des négociations pour de nouveaux contrats de ville 2015-2020 et de maintenir des crédits à un haut niveau. Sans oublier des prêts bonifiés auprès de la caisse des dépôts et consignations et des co financements européens. Il y a une volonté d’acter des réponses concrètes.»

La crainte d’une enveloppe budgétaire en baisse

Erik Pilardeau est plus circonspect. « Chaque maire a pu exprimer son cas particulier, mais mon sentiment reste mitigé. La secrétaire d’État a fait des avancées, en reconduisant certains crédits dans des domaines prioritaires, Comme les programmes de réussite éducative. Pourtant, nous ne sommes pas réintégrés dans les quartiers prioritaires. Nous allons pouvoir négocier avec le préfet de nouveaux contrats de ville. Je le rencontre à ce sujet dès jeudi. Ces contrats vont représenter plus du tiers des crédits. Sans connaître le montant de l’engagement de l’État, qu’arrivera-t-il si le préfet n’a pas de sous ? Je reste craintif. »

Mirko Spasic Journaliste L’Union L’Ardennais 15.10.2014