Dans la presse : Le député de la 2ème circonscription des Ardennes aux côtés de l'association GiVi

Christophe Léonard s'est rendu au lycée de Givet pour manifester aux côtés de l’association GiVi J’y reste, de la FCPE, des représentants des professeurs, des parents d’élèves, des élèves eux-mêmes, des salariés de KME, de l’ASMUP et des élus locaux pour protester contre l’absence de Proviseur(e) de plein exercice à la tête de la cité scolaire Vauban et contre la suppression d’une classe de seconde.

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« Ça fait trois ans qu’on se moque de nous ! » GiVi, le collectif de défense de l’éducation dans la Pointe, a organisé hier matin un rassemblement devant les grilles de la cité scolaire Vauban. Pour deux raisons. La suppression d’une classe de seconde « sans même l’avis du conseil d’administration », d’abord, qui a par ailleurs mené à la saisie du tribunal administratif. « Plus de trois irrégularités ont été remarquées dans le dossier qui nous concerne » relève Kathy Chavatte, adjointe aux affaires scolaires, avant de préciser : « On espérait un référé suspensif qui aurait permis une rentrée scolaire avec trois classes de seconde mais ce n’était pas possible à cause des délais administratifs. Mais on l’espère toujours dans les prochains jours. »

DES DÉCISIONS CONTESTÉES

L’autre motif de leur courroux, c’est le « placement sous tutelle » de Vauban, puisque la cité scolaire se trouve à présent gérée par deux adjoints qui travaillent sous la houlette du chef d’établissement du lycée de Revin, Aline Dacunka, qui n’est autre que l’ancienne proviseur du lycée givetois. « Ce sont des décisions qui mettent en péril le lycée Vauban », estime Patrick Baudemont, le président de GiVi. Des décisions que le collectif conteste fermement. « Notre crainte à terme, c’est la mutualisation des deux établissements, poursuit-il. Avec une annexe à Givet qui, avec le temps, risquerait de disparaître. » Une situation dénoncée par l’ensemble des acteurs, d’autant qu’à l’heure actuelle « l’évolution démographique est en faveur du nord de la Pointe, pas du sud », insiste le maire de Givet, Claude Wallendorff.

Et « l’excuse » des services de l’Éducation nationale, qui affirment que la décision a été prise faute de candidats, tous refusent de l’entendre. « Je sais de source sûre, puisqu’il s’agit de quelqu’un que je connais, qu’il y en avait au moins un qui aurait été heureux de venir ! », lance Bernard Dekens, le président d’Ardenne Rives de Meuse, avant que le député socialiste Christophe Léonard ajoute : « Il y a deux adjoints et l’une d’eux remplit les conditions pour être nommée proviseur. Alors je souhaite qu’elle soit nommée par délégation rectorale comme ça a été le cas l’an dernier et comme la ministre me l’avait assuré fin mai. » «Les nominations font partie des prérogatives des instances nationales et académiques. Ce sont elles les seules à décider de l’affectation sur des postes », objecte Patrice Dutot, le directeur académique des services de l’Éducation nationale (Dasen).

« UN COMBAT DU TERRITOIRE »

Pour maintenir trois classes de seconde, 72 élèves sont nécessaires. Sauf qu’à Givet, il n’y en aurait que 69. « M. Dutot est un véritable sorcier, ironise Claude Wallendorff. Le 11 juillet lors du conseil d’administration il y avait 77 élèves prévus en seconde, il a sorti sa baguette et le 13 juillet il n’y en avait plus que 69. Les magiciens font apparaître des lapins dans leur chapeau et M. Dutot fait disparaître des élèves dans sa sacoche . » Le Dasen justifie quant à lui ces modifications par des « opérations d’ajustement réalisées constamment ». « Le conseil d’administration s’est fait le plus tard possible pour être le plus près possible de la réalité, poursuit-il . Mais même là il y a eu des modifications à faire. »

Quoi qu’il en soit, le discours était unanime hier. Et le directeur académique est prévenu : « À partir de maintenant, nous ne lâcherons plus rien ! Ce rassemblement, c’est le temps zéro de notre mobilisation. » Parce que pour eux, au-delà du « combat éducatif », c’est « un combat du territoire ». « Si l’on veut qu’il y ait de l’activité économique dans la Pointe, il est nécessaire qu’il y ait de l’éducation, de la santé…, confirme le député Léonard. Aujourd’hui ce qu’on fait, ce n’est pas une fin, c’est un début. »

Mélanie DEMAREST, Journaliste L'union-L'ardennais - 02.09.2015