Dans la Presse : Le député Léonard au chevet de l'hôpital de Fumay

En milieu de semaine, le député interrogera la ministre de la Santé pour connaître les intentions du gouvernement quant à l'avenir de l'unique centre hospitalier de la Pointe.

hopital de fumay 2

JEUDI matin, le député Christophe Léonard posera sa toute première « question orale sans débat » à l'Assemblée nationale.

Un exercice peu fréquent, pour lequel les places sont chères. La preuve : chaque année, moins de 350 interventions de ce genre sont recensées au Palais Bourbon.

L'élu interrogera la ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine, qui y répondra dans la foulée.

Pourquoi alerter le gouvernement sur la situation de l'hôpital de Fumay ?

Christophe Léonard : « Il s'agit d'un sujet très important pour notre territoire. Dans la Pointe, cet établissement joue un rôle fondamental pour garantir à chaque habitant un accès aux soins urgents en moins de trente minutes.

Or, nous avons déjà évoqué ce dossier courant octobre avec les principales parties prenantes, dont l'ARS (Agence régionale de santé) et la direction de l'hôpital, et des engagements ont même été pris.

Mais à ce jour, on ne voit toujours rien venir. Alors peut-être que c'est au stade de l'instruction, je n'en sais rien, mais en attendant, il n'y a pas de concret. Et c'est pour cela que je souhaite maintenant savoir quelles sont les réelles intentions du gouvernement. »

« Ne pas se laisser endormir »

Quelles thématiques allez-vous cibler ?

« Je vais en balayer plusieurs : le devenir de l'antenne du Smur, qui doit pouvoir bénéficier des moyens nécessaires à son bon fonctionnement ; les horaires d'ouverture du service radiologie et la fermeture de la morgue. Je vais aussi alerter la ministre sur la nécessité de mettre en place un ''contrat local de santé'', qui garantisse la présence de médecins à la maison médicale de garde de l'hôpital ; la coordination efficace des soins ambulatoires avec les gardes pharmaceutiques ; et le maintien des effectifs d'infirmières hospitalières. Enfin, je pense également aborder la problématique des décès transfrontaliers. »

Dans l'intitulé de votre question, qui vient d'être publiée au Journal officiel, vous évoquez aussi l'avenir des antennes CPAM* de Givet et Monthermé…

« Oui car à mon sens, cela fait partie d'un tout. Il y a un fil conducteur évident. Et là aussi, une délégation a été reçue au ministère en décembre, mais pour le moment, nous n'avons pas eu de réponse concrète. Il est donc primordial de continuer à suivre ces dossiers de près, afin d'éviter de se laisser endormir. Surtout que ces services doivent absolument être maintenus, car ils participent à l'attractivité de notre territoire. On a beau dire qu'on est au cœur de l'Europe, s'il n'y a plus rien autour et que tout ferme, plus personne ne viendra… »

* Caisse primaire d'Assurance maladie.

L’Union L’Ardennais