Dans la presse : Le Givetois Rachid Belkebir élu Ardennais de l'année !

Soutenu par le député de la 2ème circonscription des Ardennes, Rachid Belkebir, porte-parole de l'intersyndicale KME, a été élu Ardennais de l'année par le journal local L'Union-L'Ardennais. Une marque de reconnaissance de son engagement et de son combat pour l'emploi dans les Ardennes.

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« J’ ai appris cette nomination avec une immense fierté. Je la partage évidemment avec l’ensemble du personnel de l’usine et tous nos soutiens. » Rachid Belkebir a décroché le titre de l’Ardennais de l’année après une bataille serrée avec les deux candidats suivants, Dimitri Feron et Kylian Lambot, en enregistrant un total de 2 358 voix. Un symbole fort pour le porte-parole de l’intersyndicale de l’usine givetoise de KME : « Les Ardennais, plus largement que cette petite pointe de Givet, ont voté pour une campagne de sauvetage d’une entreprise en difficulté », se réjouit-il, avant d’ajouter : « Je pense que les gens sont fortement attachés au fait de vivre, apprendre et travailler au pays . Ce slogan, ils l’ont soutenu. »

Cette victoire, le syndicaliste CFDT insiste, elle est collective. « On a œuvré ensemble pour maintenir l’emploi et faire en sorte que cette usine continue à prospérer. » Une issue favorable tombée en novembre après la signature d’un accord de reprise par le groupe finlandais Cupori, après des mois de bataille acharnée qui ont fait suite à l’annonce, l’été dernier, de la volonté du groupe KME de fermer le site givetois. Un combat que Rachid Belkebir considère comme étant «le plus important » de l’entreprise. « Quand on était en difficulté, tout le monde a fait front commun, expliquait-il en décembre . Ce qui nous permet d’être toujours là. » Pour autant, il est conscient que la route est encore longue dans cette usine. « Tout est à faire à présent. On entre dans une nouvelle société, avec des nouvelles orientations. À partir de là, tout est à construire et on a un, deux ou trois ans pour le faire, avec la même niaque qu’on a eu pour sauver la boîte », sourit le syndicaliste qui défend l’idée que « lorsque tout le monde s’unit, on est capable d’obtenir des victoires sur l’emploi. Notre combat s’est aussi mené parce qu’on avait des ouvriers responsables, des organisations syndicales responsables et on avait aussi une direction, qu’elle soit locale ou générale, responsable qui, à un moment donné, a accepté de revenir sur des positions extrêmes. C’est aussi ça : il faut être plusieurs pour pouvoir trouver des solutions. »

Mélanie Demarest, Journaliste L'Union - L'Ardennais, 15 01 2016