Dans la Presse : Le lycée Jean-Moulin et le collège George –Sand dotés d’une imprimante 3D

Le député Christophe Léonard s’est rendu cette semaine à Revin, en compagnie d’un membre de l’IFTS, pour remettre aux différents établissements une imprimante 3D.

Remise imprimante 3D Revin

C’était l’une de ses promesses de campagne lors des dernières législatives, doter l’ensemble des établissements scolaires de sa circonscription d’une imprimante 3D (13 collèges et 4 lycées, NDLR) sur sa réserve parlementaire. Christophe Léonard, le député PS de la deuxième circonscription des Ardennes a tenu parole.

Il s’est rendu cette semaine au collège Georges-Sand et au lycée Jean-Moulin de Revin, une imprimante dernier cri pour chacun à la main, rappelant sa volonté de « contribuer aux innovations pédagogiques dans les Ardennes. Le champs d’application de l’imprimante 3D sont innombrables. On peut par exemple sortir des matières alimentaires, comme du chocolat ! »

Vincent Marquet, de l’Institut de Formation Technique Supérieur de Charleville-Mézières (IFTS, qui l’accompagnait, a présenté aux élèves différents projets de modélisation d’objets en 3D qu’il a réalisé à partir d’un programme informatique : du domaine médical, avec un gabarit de perçage qui a permis l’intervention d’un chirurgien sur une personne atteinte d’une tumeur, à la fabrication de maquettes tactiles de bâtiments de la cité carolo pour les personnes non-voyantes (musée Rimbaud entre autres, NDLR).

« Demain, nous aurons tous cette machine chez nous. On ne vendra bien évidemment pas la pièce fabriquée (car cela prend beaucoup de temps) mais le fichier technique, expliquait-il à la cinquantaine d’élèves présents. Certaines enseignes de grande distribution projettent de la commercialiser dès Noël prochain ! »

Les deux proviseurs adjoints du lycée Jean-Moulin se disaient « pleinement satisfaits de l’arrivée d’une telle machine, qui trouvera toute son utilité au sein de notre établissement. Cela s’inscrit en effet dans le programme des élèves dans les filières comme l’EEEC (Electrotechnique Energie et Environnement Communicants), ou des matières comme les enseignements d’exploration ou les arts appliqués pour les filières plus générales ».

Ce que confirme le professeur d’arts appliqués : « Nous allons par exemple pouvoir travailler avec les élèves sur le design d’objets courants. Ça va être intéressant pour eux, cette imprimante 3D est une très bonne nouvelle. »

Chaque imprimante 3D, d’une valeur de 1000€ H.T. a été fournie avec deux bobines de fil plastique d’une valeur de 20€ chacune environ.

Mais comment ça fonctionne ?

La majorité des imprimantes 3D, à l’instar de celles reçues dans les établissements ardennais, fonctionnent via le principe de modelage par dépôt de filaments en fusion ou FDM (acronyme anglais de Fused Deposition Modeling, NDLR).

Cette technique consiste couche par couche un filament de matière thermoplastique (contenu dans la bobine) fondu à 200°C : « Cette succession d’étapes 2D permet d’obtenir un objet en 3D, c’est un ajout successif de matière qui se superpose qui forme l’objet final », explique Vincent Marquet.

La tête de l’impression de l’imprimante se déplace selon les coordonnées x,y et z (longueur, largeur, hauteur) du fichier informatique.

Charles Sibille Journaliste L’Union-L’Ardennais – 26 04 2015