Dans la Presse : Les négociations toujours dans l'impasse chez Electrolux

Chaque ouvrier est reparti mercredi avec une synthèse du plan de reprise par Selni. Les ouvriers seront consultés en début de semaine pour savoir s’ils l’acceptent.

Electrolux - Négociations

Le rendez-vous était donné à 9 heures mercredi matin pour entamer le troisième jour de grève chez Electrolux. Une journée qui n’a pas permis de faire évoluer la situation, bien qu’une rencontre a eu lieu mardi dans la soirée entre la direction et les représentants des salariés.

Pendant le meeting, l’Intersyndicale a rappelé la situation : soit le plan est accepté tel qu’il est avec une prime de cession de 5 000 € pour chacun des 186 employés qui vont rester à l’usine, soit cette proposition est rejetée au risque de voir l’entreprise fermer. Comme la veille, cela a de nouveau provoqué des réactions de colère.

Les ouvriers ont notamment demandé à leurs représentants d’organiser des actions sur le terrain pour faire pression sur la direction pendant cette période de négociations. « Servez-vous de nous pour faire des actions marquantes, donnez des consignes », leur ont-ils proposé.

Les détails du plan de reprises distribués aux ouvriers

« Les gens se divisent parce qu’ils ne comprennent pas la même chose. Il y a Lysian Fagis qui nous dit qu’on a le choix entre accepter le plan et la fermeture de l’usine et Miguel Vassaux nous dit que c’est le plan ou le combat qui continue. Ça créé de l’incompréhension », analyse un ancien ouvrier d’Electrolux à la retraite.

En début d’après-midi, une synthèse de trois pages du plan, actuellement en négociation entre la direction et l’Intersyndicale, a été distribuée à tous les salariés présents. Ils ont les quatre prochains jours du pont de l’Ascension pour le lire attentivement et prendre une décision.

Tous ont rendez-vous lundi matin, dans la cour de l’usine. Un temps d’échange sera organisé pour apporter les compléments d’information avant la tenue d’un vote à bulletins secrets en début de semaine pour décider si ce plan de reprise de l’usine Electrolux par Selni est accepté ou pas.

Christophe Léonard soutient les ouvriers. Le député des Ardennes a rappelé son soutien aux salariés. Dans un communiqué, il estime qu'"à ce stade, le chantage ne saurait tenir lieu de dialogue social tant en ce qui concerne les salariés que l'État. Conformément aux engagements pris par Jonas Samuelson, directeur Europe d'Electrolux, le groupe doit prendre ses responsabilités et assumer ses choix industriels et financiers envers ses personnels"

Source l'Ardennais