Dans la Presse : Les salariés de KME croient encore à un projet de reprise

Pas question de baisser les bras pour les 280 salariés de l’entreprise KME, à Fromelennes. Si le site est menacé de fermeture, la direction a l’obligation de chercher un repreneur pendant 4 mois.

KME

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Une évolution de la loi pourrait faciliter les choses

Aujourd’hui dans beaucoup de pays européens, lorsqu’un projet de reprise d’entreprise est en cours, les banques ont la possibilité de faire un gage sur stock. Cela signifie qu’elles vont financer le rachat du stock à la nouvelle entreprise tout en prenant peu de risque.

En effet, grâce à ce système, si le repreneur connait des difficultés importantes au bout de trois ou quatre ans, la banque reste propriétaire du stock et peut le revendre pour se faire rembourser. C’était une concurrence très importante pour la France qui ne bénéficiait pas de ce système.

Cela est sur le point de changer puisque Christophe Léonard, député, a fait inscrire cette possibilité dans la loi Macron. Celle-ci n’a pas encore été votée mais le député insiste auprès du gouvernement pour que ce système puisse être utilisé avant le 31 décembre 2015.

Cela devrait permettre de faire venir d’avantage de repreneurs pour KME – ils pouvaient être rebuté par les 35 millions d’euros de stock à racheter – et ainsi de « s’assurer de la réelle volonté de la direction de vendre son entreprise », pour reprendre les mots de Christophe Léonard.

Orianne Roger, journaliste La Semaine des Ardennes – 02 07 2015