Dans la Presse : Nouzonville - Les ex-dirigeants de Thomé-Génot seront rejugés le 6 février prochain

Le procès de Thomé-Génot repartira à zéro le 6 février. La raison ? La possibilité d’une extradition des dirigeants condamnés en 2009, réfugiés aux États-Unis.

Manif Thomé-Génot

Il s’en est fallu de peu. C’est, en effet, de justesse que la procédure contre les ex-dirigeants américains de l’entreprise Thomé-Génot a pu être relancée, à quelques jours du délai de prescription. Ce procès qui n’en finit pas sera donc bel et bien de retour au tribunal le 6 février prochain, malgré l’absence d’éléments nouveaux.

L’affaire Thomé-Génot commence en 2004, quand le groupe Catalina avait repris l’entreprise pour la diriger vers une rapide faillite en 2006, tout en se « servant » au passage.

Jugés et condamnés pour abus de biens sociaux en septembre 2009, les deux dirigeants, Grégory Willis et Catherine Zickfeld, ont été condamnés en leur absence à 5 ans de prison ferme, 5 ans d’interdiction de gérer et à 20 millions d’euros de dommages et intérêts. Ils s’étaient réfugiés aux États-Unis et ne pouvaient être extradés en raison d’une « incompatibilité entre les systèmes juridiques français et américain », d’après le député des Ardennes Christophe Léonard, qui a largement milité pour la reprise du procès.

Ce blocage est apparemment résolu aujourd’hui . « Maintenant que les accusés ont eu connaissance de la procédure à leur encontre, le blocage qui empêchait l’extradition est réglé. Tout le cheminement nécessaire entre les deux systèmes pour permettre l’extradition a été respecté, cette fois. »

Ce qui devrait permettre l’extradition, une fois le nouveau jugement rendu, et donc l’application de la peine, qui pourrait par ailleurs être différente dans ce nouveau procès. Mais si celui-ci doit théoriquement permettre l’application de la peine, il ne fait pas pour autant l’unanimité, notamment du côté des anciens employés de l’entreprise.

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Sylvain Mionnet Journaliste l’Union l’Ardennais – 20 01 2015