Dans la Presse : Parti mercredi de Givet, Axel Kahn poursuit sa route

Le célèbre généticien vient de se lancer dans une étonnante aventure : un périple de 1 600 km entre la Pointe et Ascain, au Pays basque. Rencontre.

axel kahn

Après un premier marathon… médiatique (Canal +, RTL, France Info, Europe 1, Le Monde, le Figaro, Le Parisien, La Croix), Axel Kahn est arrivé à Givet par le train, avant-hier soir.

On l'a d'abord furtivement rencontré à la mairie - où il a été chaleureusement accueilli (lire ci-dessous) - puis plus longuement hier matin, à l'heure du café, quelques minutes avant son départ.

L'occasion pour lui de nous présenter son projet : sa traversée de la France en diagonale, qui devrait le conduire dans le Sud-Ouest au cœur de l'été.

Comment vous est venue cette idée ?

« Cela fait trente ans que je l'ai en tête, mais jusqu'à présent, je n'avais encore jamais eu l'opportunité d'arrêter mes activités pendant trois ou quatre mois consécutifs. Là, c'est enfin le cas ! Alors j'en profite. J'ai beaucoup réfléchi, et ce périple au plus près de la nature, c'est vraiment ce que j'ai le plus envie de faire à l'heure actuelle. »

Vous êtes un marcheur régulier ?

« Oui, depuis que je suis tout jeune. Lors de mes vacances, je consacre d'ailleurs généralement toujours une semaine à la randonnée. Je suis donc tout à fait prêt à me lancer ! »

Qu'attendez-vous de cette aventure ?

« Je pars avec, à l'esprit, une triple quête : de moi-même, d'abord, mais aussi pour découvrir des territoires et partager des choses avec les habitants. Je m'attends donc à être surpris et à faire des rencontres étonnantes. »

« Je ne pouvais pas mieux commencer »

Pourquoi avoir choisi Givet comme point de départ ?

« Pour plusieurs raisons. La première est géographique, car la ville est située à l'extrémité du doigt de gant français qui s'enfonce en Belgique. La choisir m'a donc permis de tracer facilement la diagonale que je souhaitais faire.

Et puis, c'est aussi l'occasion pour moi de découvrir les Ardennes, un département que je ne connais pas du tout.

Enfin, j'ai également voulu que mon cheminement soit le plus beau possible. Et avec la Meuse et ses méandres, je ne pouvais vraiment pas mieux commencer ! »

Comment vont s'organiser vos journées ?

« Je vais essayer de partir tous les matins aux alentours de huit heures, histoire d'arriver dans la ville où je passerai la nuit vers 17 heures. Ce qui me permettra ensuite de rencontrer des gens, d'organiser des conférences, mais aussi d'écrire, bien sûr. »

Car vous l'avez d'ores et déjà annoncé : vous publierez un livre à votre retour…

« Oui, mais ce ne sera pas un carnet de route traditionnel. Ce sera plutôt un ouvrage dans lequel je consignerai toute les pensées que ce voyage intérieur, et à la rencontre des autres, m'aura inspirées. »

Avant le départ, des cadeaux…

Mardi soir, quelques heures avant de mettre les voiles, le scientifique a été reçu à la mairie par le premier magistrat, Claude Wallendorff, en présence du député Christophe Léonard, du conseiller général Benoît Sonnet, et de l'ancien président de la com'com Marcel Vigneron.

L'occasion de dialoguer quelques minutes et, pour ces derniers, d'offrir plusieurs cadeaux à leur invité. Parmi lesquels la médaille de la Ville, celle d'Ardenne Rives de Meuse, des Pierres bleues en chocolat, ainsi que cinq ouvrages : « 150 ans de vie givetoise (1789-1940) » signé Pierre Hubert, la monographie de la com'com (160 pages en couleurs) et les trois tomes des « Ardennes vues du ciel », que l'on doit à Christian Galichet, François Denis et Bernard Chopplet. « Vous m'avez beaucoup plus gâté que ce que je mérite, a aussitôt réagi Axel Kahn, visiblement ravi. Par contre, il va falloir me les envoyer, car je ne pourrai pas tout mettre dans mon sac ! » a-t-il souri. Surtout qu'au rythme d'une ville-étape par jour, les cérémonies de ce genre risquent fort de se multiplier d'ici au 1er août…

L’Union L’Ardennais