Dans la Presse : Sécurisation de l'emploi Christophe Léonard ne votera pas le texte

Il se distingue une nouvelle fois (on se souvient qu'il avait ainsi refusé d'apporter sa voix lors de l'adoption en automne du nouveau Traité européen)

Leonard - Assemblée Nationale

Le député PS de la 2e circonscription (Charleville-Givet) Christophe Léonard a indiqué hier soir qu'il ne voterait pas ce mardi en première lecture le projet de loi sur la sécurisation de l'emploi.

« Ce projet de loi est la transcription de l'Accord national interprofessionnel (ANI) signé le 11 janvier. Cet accord est le produit de la démocratie sociale, qu'évidemment j'encourage. Mais cela ne m'empêche pas cependant en tant que député des Ardennes d'avoir une appréciation globale de l'équilibre de cet accord. C'est même ma responsabilité.

La démocratie sociale ne doit pas conduire à anesthésier les droits du Parlement, ni à lui retirer la faculté de se prononcer et de légiférer sur des sujets majeurs comme les évolutions structurantes de notre marché du travail. Dans sa philosophie générale, cet accord me pose problème car il entérine le postulat libéral que le chômage serait avant tout lié à un manque de flexibilité sur le marché du travail. Je conteste cette analyse.

La décision d'Electrolux de fermer son site de Revin et de supprimer toute production industrielle en Europe de l'Ouest en est une parfaite illustration. »

Et il développe d'autres arguments : « Nous ne pouvons pas encourager à gauche la légitimation de ce discours dogmatique qui n'a d'autre finalité que de pousser à démanteler encore plus les droits des salariés, en France comme en Europe. »

Nous reviendrons demain sur cette prise de position, alors que les syndicats CGT et FO vont justement manifester cet après-midi devant la permanence de M. Léonard à Revin. Ils ne pourront que se féliciter de cette prise de position… et regretter sans doute qu'il n'y ait pas davantage de Christophe Léonard au sein du groupe PS à l'assemblée.

Ph. M. L’Union L’Ardennais