Dans la Presse : Suppression de l'amnistie sociale / Les communistes en appellent à Christophe Léonard

Le parti communiste 08 en appelle au député socialiste ardennais, Christophe Léonard, pour défendre le maintien du texte d'amnistie sociale lors du débat le jeudi 16 mai prochain à l'assemblée nationale.

Leonard - Assemblée Nationale

Ce texte du Front de gauche, voté par les sénateurs en février dernier, instituait une amnistie pour certains délits commis lors de mouvements sociaux.

La commission des lois de l'assemblée avait rejeté ce texte avec l'appui du gouvernement.

Le secrétaire départemental du parti communiste, Sylvain Dalla Rosa rappelle que cette mesure constituait « un espoir » pour huit inculpés ardennais. Ces derniers font l'objet de poursuites à la suite de la manifestation contre la réforme des retraites en octobre 2010 à Charleville-Mézières durant laquelle, ils avaient brisé la vitre du siège de l'UMP.

« Les communistes et le Front de Gauche ont appelé les députés socialistes, dont Christophe Léonard, à ne pas suivre les consignes du gouvernement et à confirmer à l'Assemblée nationale le vote majoritaire du Sénat », détaille M. Dalla Rosa qui dénonce une « criminalisation de l'activité syndicale, réclamée par le Medef et la droite ».

Les huit inculpés ardennais concernés

De son côté, Christophe Léonard trouve « prématuré » de dévoiler son vote aujourd'hui.

Pour lui, le texte doit être traité dans sa globalité : « J'entends les arguments de ceux qui disent que voter ce texte reviendrait à donner un permis de casser, mais que l'on ait la même sévérité envers une autre forme de violence sociale qui est exercée parce qu'on peut appeler sous une bannière un peu réductrice les patrons voyous ».

Et de mettre dans la balance, ses propositions visant à limiter ces dérives qui ont tant défrayé la chronique, dans les Ardennes notamment. On pense tout de suite au repreneur des Thomé-Génot qui, bien que condamné, « coule des jours heures à Los Angeles alors qu'une commission rogatoire court à son encontre ».

Le député souhaite également qu'un salarié qui a perdu son emploi du fait de la condamnation pour abus de bien social des responsables de son entreprise, « puisse porter plainte et obtenir des dédommagements, car, pour l'heure, la perte de l'emploi n'est pas juridiquement reconnue comme une conséquence de l'abus de bien social ».

Des propositions qui ont récemment été discutées par les associations ouvrières de la Vallée de la Meuse. Mais le timing n'est-il pas un peu court ?

« Le débat vient seulement d'être entamé. D'ici le 16 mai, on a le temps de discuter lors du travail parlementaire ».

M.T. L’Union L’Ardennais