Dans la presse : Suppression de trains sur la ligne Charleville-Mézières/Givet

Christophe Léonard a interpellé le Secrétaire d’État aux Transports, Alain Vidalies, Guillaume Pepy, Président de la SNCF et Philippe Richert, président de la Région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine

23 02 16 suppression trains image

Entre quarante et cinquante conducteurs, agents SNCF et contrôleurs ont rencontré, hier matin, leur direction régionale, en gare de Charleville. En cause : la décision de la SNCF de compenser un manque de conducteurs en Ile-de-France, en détachant onze conducteurs ardennais (entre autres). Comme indiqué dans notre édition de vendredi, cette mesure obligerait à supprimer, au moins pendant six mois, à partir du 3 avril, six trains circulant sur les lignes Charleville-Givet et Charleville-Hirson.

« La direction régionale nous a indiqué que cette décision venait d’en haut, du national », indiquait, hier, le responsable CGT des cheminots ardennais, Nicolas Mathy. En Ile-de France, la SNCF manquerait de plus de 1 000 conducteurs, faute d’en avoir recrutés assez. « Les conducteurs sont révoltés, insiste le délégué. Ils ont peur que la SNCF commence par retirer ces trains six mois, puis qu’elle les retire pour toujours. » Raison pour laquelle un mouvement de grève n’est pas exclu.

Au niveau politique, (...) Christophe Léonard a donné de la voix. Pour le député socialiste, « déshabiller les Ardennes au profit de l’Ile-de-France, c’est, ni plus ni moins, ce que la SNCF envisage. Cette situation est le résultat d’une mauvaise gestion de la SNCF, qui n’a pas recruté assez de conducteurs et se retrouve incapable d’assurer l’ensemble de ses activités sur le territoire national. Il est par conséquent inacceptable que les Carolomacériens et les habitants des vallées de Meuse et Semoy subissent les conséquences de ces erreurs et voient des lignes de train sacrifiées. »

L’élu dit avoir interpellé le secrétaire d’État aux Transports, Alain Vidalies, et avoir écrit à Guillaume Pépy, président de la SNCF, et à Philippe Richert, président de la grande Région, « pour leur demander de respecter leurs engagements » . Par convention avec l’ex-Champagne-Ardenne, la SNCF s’est, en effet, engagée à faire rouler les trains qu’elle veut supprimer. « Dès lors, comment expliquer le silence du nouveau conseil régional ? » La question n’a pas encore trouvé de réponse au sein de la droite régionale.

Guillaume LEVY, Journaliste l'Union - L'Ardennais, 23 02 2016