Dans la Presse : Taxe professionnelle 2012 mal répartie : gauche et droite se rendent coup pour coup

On assiste à une partie de ping-pong verbal entre conseillers généraux de droite et de gauche, depuis le 17 septembre et la condamnation du Département par le tribunal administratif de Châlons.

Leonard - Campagne 2012

Le conseil général est condamné à revoter, d'ici le 17 novembre, la répartition des 12,1 millions d'euros du fonds de la taxe professionnelle 2012. On se souvient qu'environ 1,5 million d'euros avait échappé à Sedan et Charleville lors du vote des élus départementaux en novembre 2012 .

Écrits au vitriol, les deux communiqués du jour sont signés Christophe Léonard (PS) et Pierre Cordier (DVD).

Léonard se paie Cordier…

Pour le député PS et chef de l'opposition au conseil général, « l'Exécutif départemental se drape piteusement dans une posture de victime alors qu'il est le seul responsable de la situation actuelle ! Hors-la-loi, le conseil général fait donc l'autruche… L'hystérie de Monsieur Cordier n'a d'ailleurs d'égal que sa mauvaise foi. D'autant qu'une partie des sommes versées s'apparente à des subventions d'équipement envers les communes, en vue de la mise aux normes des infrastructures de lutte contre les incendies, alors que les versements au titre du FDPTP constituent juridiquement une recette de fonctionnement et non d'investissement. »

Alors que le projet de réforme des cantons oppose farouchement les deux hommes, le parlementaire en remet une couche : « Les cris d'orfraie actuels de Monsieur Cordier, président du SDIS (*), ne sont que de la poudre aux yeux. Une fois de plus, cela démontre qu'une autre politique départementale est nécessaire pour répondre efficacement à la situation des Ardennaises et des Ardennais. »

…et Cordier se paie Louis

Le maire de Neufmanil et 2e vice-président du conseil général réagit quant à lui aux propos très critiques de Rachelle Louis (PS, Sedan-Nord), parus dans nos colonnes vendredi, concernant le financement des casernes du SDIS.

« Ce plan de financement de près de 8 millions d'euros, pour la rénovation, l'extension et la construction de casernes, n'est pas « fragile ». Il comprend les fonds propres du SDIS et une participation du conseil général d'environ 30 %, qui repose sur le Fonds de péréquation de la taxe professionnelle, laquelle est fléchée vers des travaux lourds dans 18 casernes. L'attaque de Rachelle Louis en direction des sapeurs-pompiers n'est pas acceptable. Je ne m'étonne pas qu'elle ne connaisse pas ses dossiers, vu son assiduité très médiocre au SDIS : elle n'a participé qu'à un seul des trois derniers conseils d'administration. »

On ajoutera que les principaux bénéficiaires de la condamnation du conseil général, à savoir les élus de Sedan et Charleville, sont d'une grande discrétion sur le sujet. Peut-être par prudence, puisque pour récupérer leur part du gâteau, il faudra aller faire les poches des petites communes, ce qui ne devrait pas faire que des heureux.

* Service départemental d'incendie et de secours.

GL Journaliste L’Union L’Ardennais