Libre expression du groupe PS et DVG : Garder le cap mais lequel

Alors que la France doit faire face aux déficits abyssaux creusés par dix ans de gestion de Droite applaudie localement des deux mains par la majorité actuelle du Conseil Général des Ardennes, alors que la crise économique poursuit ses ravages humains et sociaux dans notre département, on pouvait lire dans l’EDITO du numéro d’avril d’Ardennes en Marche : « le Conseil général garde le cap ».

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Doit-on s’en réjouir ou… en frémir ?

A en juger par la politique menée, le doute n’est malheureusement pas permis.

A titre d’exemple, les annonces tonitruantes puis finalement l’incapacité juridique à trouver la solution sur le dossier emblématique du CSSA font craindre le pire.

Petit retour en arrière…

Le 20 décembre 2012, invoquant l’urgence absolue, le Président du Conseil Général proposait à notre assemblée, laquelle venait quelques instants auparavant de voter près de 11 millions d’euros de crédits pour son action économique sur toute l’année 2013, de se porter caution d’un prêt bancaire de 5,5 millions d’euros pour le rachat par une simple association loi 1901 du centre de formation du CSSA, puis faisant volte-face de racheter purement et simplement pour le même montant la totalité du complexe sportif.

Alors que notre Groupe tenu à l’écart de la gestion de ce dossier demandait naturellement à auditionner le propriétaire du CSSA ainsi que le repreneur potentiel et par conséquent à différer la prise de décision de seulement 15 jours, la majorité dans un bel élan démocratique condamnait les questions posées du sceau de l’irresponsabilité et exigeait une délibération immédiate.

Le Groupe Socialiste et divers gauche décida alors de quitter la salle pour ne pas cautionner ce coup de force manifeste.

Bien nous en a pris…Pourquoi ?

Près de 6 mois se sont depuis écoulés, le repreneur initial est désormais partie à Auxerre, enfin le rachat projeté était illégal au regard du Code du Sport, et par conséquent la délibération pris…

Une situation ubuesque qui prêterait à l’ironie si les enjeux n’étaient pas aussi importants.

Comme quoi, il ne s’agit pas de tenir un cap encore faut-il tenir le bon !!!