Une cohérence

Homme de GAUCHE, attaché aux valeurs fondamentales de justice et de progrès social, Ardennais depuis toujours, conscient des difficultés de notre département, de la désespérance et de la colère qui rongent nombre d’entre nous, mes votes à l’Assemblée nationale sont conformes au contrat de confiance scellé avec vous.

Leonard - Assemblée Nationale

J’ai voté CONTRE la ratification du Traité européen sur la stabilité la coordination et la Gouvernance (TSCG), CONTRE le Projet de loi sur la sécurisation de l’emploi, et me suis abstenu sur la réforme des retraites.

Ces alertes, faute d’être entendues, ont reçu leurs justifications dans les urnes municipales et européennes en mars et mai derniers.

Depuis, en cohérence avec mes précédentes prises de positions, je suis à l’initiative avec près de 100 autres parlementaires de la majorité du texte de réorientation politique intitulé « Les conditions de la confiance pour un contrat majoritaire ».

Convaincu que la question posée à notre pays est davantage celle du cap politique que celle des femmes et des hommes qui le gouvernent, j’agis à l’Assemblée nationale pour faire en sorte que la France suive une nouvelle trajectoire économique et sociale que seul un gouvernement de gauche peut mener à bien.

C’est pourquoi, lorsque le 29 avril, le programme de stabilité de la France pour la période 2014-2017, a été présenté à l’Assemblée nationale, avant d’être présenté à Bruxelles en tant qu’engagement de la France, je me suis abstenu avec 41 autres parlementaires socialistes considérant que sa mise en œuvre menace le retour de la croissance économique, traduit une soumission inacceptable aux injonctions de la Commission européenne, fait l’impasse sur la nécessité républicaine de contreparties réelles en termes de recherche, d’innovation et de créations d’emplois aux transferts financiers massifs des ménages vers les entreprises et acte le renoncement à toute réforme fiscale redistributive d’envergure.

La majorité parlementaire actuelle a été élue sur le fondement du discours du Bourget du 22 janvier 2012 pour porter un projet de justice et de transformation sociale. C’est le message historique de la Gauche.

Ni béni-oui-oui, ni godillots, avec les députés «lanceurs d'alerte» de la majorité dont je fais partie, nous avons, de fait, ouvert le chantier d’une VI République, à savoir d’un système institutionnel respectueux de la légitimité des députés, de leur force de proposition, de leur expérience et de leur travail de terrain.

Dans ce but, le 9 juin dernier, le collectif de l'Appel des 100 a rendu public sa plateforme en vue de l'examen à venir des Projets de loi de finances et de financement de la sécurité sociale rectificatifs pour 2014 (texte à retrouver sur www.appeldes100.fr).

TSCG : CONTRE

Le 9 octobre 2012, j’ai voté contre le projet de loi autorisant la ratification du Traité européen sur la stabilité, la coordination et la Gouvernance (TSCG) parce qu’il réduit la politique économique à une règle de droit à laquelle les parlements nationaux doivent se soumettre. Ce traité est avant tout la sacralisation d’une politique d’austérité à l’échelle européenne dont l’échec est manifeste. Je refuse de valider cette logique de déclin. A l’inverse, l’Europe doit être le symbole de la solidarité, de la régulation sociale, fiscale et environnementale mais aussi l’organisatrice d’une véritable politique industrielle.

Projet de loi sur la sécurisation de l’emploi : CONTRE

Cette loi est la transcription de l’Accord National Interprofessionnel (ANI), signé avec le MEDEF le 11 janvier 2013. L’ANI est le produit du postulat libéral selon lequel le chômage serait avant tout lié à un manque de flexibilité du marché du travail. Je conteste cette analyse et les dispositions de la loi qui l’ont transcrite dans le droit du travail français, alors même que quelques mois plus tôt, le gouvernement offrait sans contrepartie 20 milliards d’euros aux entreprises sous forme de crédit d’impôts (CICE). Souhaitant corriger ce déséquilibre j’ai cosigné 30 amendements qui n’ont malheureusement pas été retenus. Je refuse de légitimer un discours dogmatique qui n’a d’autre finalité que le démantèlement de la protection des travailleurs français et européens. Le 9 avril 2013, j’ai par conséquent voté contre ce texte.

Réforme des retraites : ABSTENTION

Le 15 octobre 2013, je me suis abstenu sur le Projet de loi garantissant l’avenir et la justice du système de retraites. Certes, j’y salue avec force des avancées sociales majeures comme l’instauration d’un compte personnel de pénibilité pour les salariés dès 2015 permettant un départ à la retraite anticipé de deux ans, la prise en compte des faibles revenus et du temps partiel grâce à l’abaissement du nombre d’heures travaillées au smic de 200 à 150 pour valider un trimestre de cotisation, ou encore la meilleure prise en considération des congés maternité, des apprentis, des jeunes en alternance et des chômeurs. Par contre, je m’oppose à la disposition visant à allonger progressivement la durée de cotisation à compter de 2020 jusqu’à 43 ans en 2035. J’estime en effet qu’elle cautionne le principe d’automaticité de l’allongement de la durée de cotisation sans intégrer le paramètre de conjoncture économique future et constitue par conséquent un recul important pour les salariés de notre pays. Je considère surtout qu’une réforme des retraites portée par un gouvernement socialiste ne doit en aucun cas affaiblir le niveau et la qualité de vie des actifs et des retraités.